為了保護及保存世界珍貴自然遺產、文化遺產以傳承給下一個世代,1972年聯合國世界教科文組織在大會中決議通過世界遺產公約(The World Heritage Convention)。世界遺產公約的正式名稱為世界文化遺產暨自然遺產保護公約(Convention Concerning the Protection of the World Cultural and Heritage )於1972年11月16日在聯合國教科文組織本部巴黎召開的第十七次大會中獲得在場國家一致決議通過,並於1975年12 月17日正式生效。 世界遺產公約是基於保護並保存自然遺產、文化遺產等全人類世界遺產,使其免於遭受損傷破壞之立場,以建立國際合作及協助確立體制為目的,由許多國家所共同簽定的國際條約,迄2001年8月1日,計有中國、印度、伊朗、澳大利亞、希臘、西班牙、葡萄牙、英國、法國、德國、義大利、俄羅斯、埃及、南非、加拿大、美國、墨西哥、祕魯、巴西、日本等164個締約國家。
聯合國教科文組織對世界遺產之基本理念均完全反映於世界遺產公約上,而世界遺產委員會等為保護世界的文化遺產與自然遺產之國際委員會(Intergovernmental Committee )的相關運作則另外依「世界遺產公約實施作業準則(Operational Guidelines for the Implementation of the World Heritage Convention )」進行。
- Intro / Répéter que pour bien comprendre le programme de l’héritage de l’humanité, il faut le replacer dans le contexte général de l’Unesco (histoire plus longue) 要確定這計劃的背景,世界文化遺產這個計劃屬於教科文組織的歷史與它全面的價值標準et plus largement le situer dans son programme global et l’ensemble des valeurs défendues.
(- 我所說過的 « 知識合作組織 » (The Intellectual Cooperation Organization),官方名稱為國際智力合作委員會。)
- L’Histoire de sa constitution commence en fait pendant la guerre : 1942 戰爭還沒結束時,同盟國的教育部已開始在倫敦討論要組織知識的國際交流。在準備創立新的教科文組織的時候,有幾方面是繼承戰前的知識合作組織,而也有幾方面截然不同。兩個組織同樣強調裁軍、知識的團結一至與教育的重要性。但教科文組織從一開始資源多很多,而且它想要通過媒體影響到一般老百姓,而不只是一個精英而已。它強調實踐,不希望跟知識合作組織一樣遙遠。
- 理解一個機構也可以從個人的角度開始。有關unesco 的建立,一位很有影響力的是李約瑟,科學家、漢學家。(Exemple d’une figure fondatrice)
李約瑟,UNESCO創辦人之一,批評過知識合作組織的目標太抽象與模糊,它只會跟大學合作,而不會跟公立機構或工業機構合作,希望未來的unesco避免這種問題。因為他漢學家的經驗,他的世界觀比較寬容。在二次大戰的時候,他已經在中國發展科學合作。主張積極地傳播科學。科學的多元化,而不要以歐洲科學為唯一的角度。此外他也強調科學的社會責任,在1948年就建立第一個保護自然的計劃 : IUCN (International Union for Conservation of Nature)。這個國際機構現在與教科文組織一起負責世界自然遺產的保護。
1937年,正巧有三位研究生從中國來到劍橋,其中一名為魯桂珍博士,使李約瑟醉心於中國古代科學文明,在這塊園地裏辛勤耕耘五十多個春秋,所撰《中國科學技術史》﹝Science and Civilization in China﹞﹝全書約30卷,有關中國數學史收入第3卷﹞享譽世界,使他成為中國科技史的權威和大師。在他的影響下,中國科技史成為當今世界性的研究課題,研究的人愈來愈多,促進了中西學術交流。
- 1945十一月出,二次大戰剛結束,在倫敦舉行了一個聯合國會議,四十個國家參加,而三十七個國家於16 novembre 1945創建unesco. 它宣言最主要的目的不是蓋學校或修復世界文化遺產,而是通過教育、科學、文化與傳播於人的思想中建設和平。
- 1946 unesco 的第一屆大會在巴黎索邦大學召開。(以前軸心國的國家比較晚成為會員國 : 德國與日本1951 西班牙1953)
-60’s : 非殖民化的非洲十九個國家加入unesco
-1971 : 中華人民共和國加入unesco
-1991-1993 : 十二個前蘇聯的共和國成為會員國家。
Exemple : choisir le site qui a « tout déclenché »
世界遺產觀念起源於因尼羅河亞斯文水壩建設計畫,1959年阿布辛貝神殿及伊西斯神殿等努比亞遺跡區面臨永沉水底的危機。而為了救援這兩個神殿,當時聯合國教科文組織呼籲[yu4]世界各國共同保護遺跡,遂在許多國家的協助下完成移築工程。Nubian Monuments from Abu Simbel to Philae Dans les 50’s, le projet de construction du barrage d’Assouan en Egypte menace d’inondation les temples de Nubie. L’Unesco lance alors le premier projet d’ampleur international pour la protection de ce site (1959).
1972 : 保護世界文化遺產和自然遺產公約通過Convention concernant la Protection de l’Héritage Culturel et Naturel Mondial.
1976 : Création du Comité du patrimoine mondial
1978 : 1ers sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial
1997 : 人類口述和非物質遺產Définition du concept de Patrimoine oral et immatériel de l’humanité
En 2006, 184 Etats membres ont ratifié la Convention.
32e session : juillet 2008, 878 biens inscrits (679 culturels, 174 naturels et 25 mixtes)
Histoire de la globalisation 概括du patrimoine selon l’ONU, comment la notion en vient à englober un éventail de plus en plus large (du monumental à l’immatériel, de la culture à la nature). (擴大。。範圍). Des valeurs de paix aux valeurs de diversité 從和平到多樣性的價值
1.La Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1954) Hague Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict (concerne principalement les monuments) 武裝衝突事件中文化資產保護
2.Le programme MAB sur l’homme et la biosphère 人和生物團計畫(1968)
3.La Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels (1970) Convention on the Means of Prohibiting and Preventing the Illicit Import, Export and Transfer of Ownership of Cultural Property 禁止和防止非法進出口及轉讓文化資產公約
4.La Convention du patrimoine mondial (1972)
5.La Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique 保護水下文化遺產公約(2001) 最主要是沉船與沉沒的遺址因為環境的物理性質 (水壓、鹽度等等),威脅特別多
6.La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) Convention for the safeguarding of the Intangible Cultural Heritage 保護非物質文化遺產公約 Ceci est déjà profondément relié au souci de protéger la diversité culturelle, en prenant particulièrement garde aux traditions orales, aux techniques traditionnelles...
7.La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles保護文化內容和藝術表現形式多樣性公約(2005) (inspirée du parallèle établi de plus en plus souvent avec la biodiversité ?)
La reconnaissance (承認) de la diversité culturelle et la protection des identités culturelles menacées comme une des missions 任務les plus importantes de l’UNESCO. Mais dans le préambule de la Convention de 1972, il semble que le concept de diversité ne soit pas mentionné. Cette mission s’est d’autant plus affirmée que la mondialisation apparaît de plus en plus comme une menace pour la diversité naturelle aussi bien que culturelle [espèce en voie de disparition : 瀕臨滅絕的物種]; l’UNESCO, lors de sa 33e session (21 octobre 2005), a adopté la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles 保護文化內容和藝術表現形式多樣性公約 qui prolonge et explicite la Convention sur le patrimoine mondial de 1972. La protection de la diversité culturelle devient un thème de plus en plus dominant :
LINKS : Local and Indigenous Knowledge Systems. (Linking Biological and Cultural Diversity聯合文化多樣性與生物多樣性) Patrimoine immatériel : langues, traditions orales, savoir-faire traditionnels 專有技術, problematique liee a l’ecologie.
13 septembre 2007 : Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples)
- 1954 : Hague Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict
- 1968 : MAB program (Men And Biosphere)
- 1970 : Convention on the Means of Prohibiting and Preventing the Illicit Import, Export and Transfer of Ownership of Cultural Property
- 1972 : Convention on World Natural and Cultural Heritage
- 2001 : Convention on the Protection of the Underwater Cultural Heritage
- 2003 : Convention for the safeguarding of the Intangible Cultural Heritage
- 2005 : Convention on the Protection and Promotion of the Diversity of Cultural Expressions
第五週
遺產與國家
- 遺產範圍的擴大 : 從家庭到國家到世界。Comme un élargissement de la notion de patrimoine : de la famille (notamment aristocratique), à l’Etat, à l’ « humanité », notion de patrimoine universel. La gestion du patrimoine par l’Etat 由國家管理文化遺產 est encore largement dominante, il importe de l’étudier et d’en saisir ensuite les liens avec le programme et le mode de gestion du programme du « patrimoine de l’humanité ».
_ 在世界文化遺產的計畫當中,國家為教科文組織的主要談判對象La nation est le principal interlocuteur de l’UNESCO (même si s’affirment récemment d’autres interlocuteurs comme les communautés locales : cf. ex. du Canada ou de l’Australie pour la gestion du patrimoine aborigène) (但最近也出現新的對象,如地方社群)
1.文物何時開始受國家的保護 ? La notion de patrimoine trouve principalement son essor avec l’Etat. Il y a certes eu avant des tentatives de protéger ou de sauver des éléments du patrimoine mais elles sont restées individuelles.以法國的君主制度為例子,遺產的概念不包括它的保護Ex. de la France, où on peut même dire que la monarchie a longtemps détruit régulièrement le patrimoine (exemple de la destruction d’un château pour en reconstruire un autre) ? La notion d’héritage est d’abord principalement liée à l’aristocratie (mais seuls les portraits de famille 家族的肖像畫ne peuvent faire l’objet d’une vente à l’occasion d’un héritage), dont le château est un élément fondamental (soumis cependant à des transformations profondes, la notion d’héritage n’étant pas nécessairement liée à la conservation : exemple du Louvre, véritable mille-feuilles architectural比如羅浮宮為建築上的千層糕,因為每一個時代的國王把羅浮宮改建)
2.Corrélation entre « sentiment patrimonial » et « sentiment national » 遺產的概念與現代的國家有很密切的關係。而在法國現代國家是大革命的生產。大革命對遺產的破壞非常嚴重 : 城堡、藝術品、甚至書籍變成代表貴族的文化。但這嚴重的破壞相對也引起不少人對法國遺產的注意,很快就開始創立新的國家機構,來研究與保護法國的文化遺產。1792年就有一條法令保護藝術品
3.Les principales mesures institutionnelles pour conserver le patrimoine. 認識國家的遺產 : 對遺產編制清查
文物環境的改變Evolution des pratiques de conservation : exemple des cathédrales 大教堂 : si on ne porte attention qu’au monument lui-même, on risque de détruire une part de sa signification, ainsi les cathédrales sont d’abord destinées à dominer un ensemble de maisons et de ruelles entrelacées, or il y eut le moment haussmanien au XIXe siècle qui faisait systématiquement le vide autour des cathédrales. Exemple de la pyramide du louvre 羅浮宮的金字塔為最近的一個新的建築上層面,引起很多爭論。
2. La notion de trésor national 國家珍品與國際性的保護
« 文化例外 » (有關文化資產不能順從一般的市場規則)
Moyen de concilier deux conceptions de la culture, la première affirmant la valeur universelle de tout phénomène culturel (objets d’art, monuments..) comme manifestation du génie de l’homme, et la seconde soulignant le terreau spécifique sur lequel ces phénomènes culturels ont pris forme. + la protection du patrimoine nécessite aussi de conserver les éléments du patrimoine dans leur contexte spatial (problématique que nous avons déjà abordée concernant les monuments déplacés pendant la période de la décolonisation)< style=""> lequel la France s’engageait à rendre toutes les oeuvres volées pendant les conquêtes napoléonniennes... mais traité militaire ponctuel 十九世紀時國家遺產的保護開始在軍事合約裡頭出現)
+ exemple de l’exposition Milet à Tapei, l’échange est extrêmement positif, mais Taiwan est tenue de rendre les oeuvres...
Cependant le trésor national est inséparable de la diversité culturelle ; exemple de la France qui compte des objets archéologiques grecs, les tableaux de Van Gogh ou Mona Lisa sur sa liste du trésor national
– discours sur l’identité (國家)文化認同: loi de 1993 France sur le patrimoine monumental : « Notre patrimoine, c’est la mémoire de notre histoire et le symbole de notre identité nationale. »
楓丹白露的宮殿和園林Fontainebleau (transformations successives, gestion actuelle : rôle de l’UNESCO dans cette gestion ?) 中世紀的城堡,除了古老的主塔以外,被francois 1er法蘭梭瓦一世全面改建(1528) : « 新的羅馬 »。為了達到這個目的,他請了許多義大利的藝術家來fontainebleau,城堡就變成歐洲文藝復興的中心。它的建築風格與它的裝潢影響到法國甚至歐洲的藝術發展 (fontainebleau學派)。後來到路易十三一直為國王居住的城堡。大革命時動產被賣掉,但城堡沒有被破壞,它變成一個學校。在拿破崙時,fontainebleau又當君主的住宅。
這個例子代表一個很久已受國家的保護的一個文物。那麼教科文組織扮甚麼樣的角色。
Le patrimoine mondial ne finance aucunement la conservation de ce site mais élabore des recommandations sur par exemple la nécessité de mieux protéger le site des conséquences du tourisme de masse (en moyenne 350000 visiteurs par an). Promeut une stratégie globale (contre l’éclatement de la gestion du site en plusieurs institutions, dans ce cas, il y aurait plutôt excès...) ; et souligne la nécessité de mieux promouvoir le statut de patrimoine mondial du site...
La composition du Comité du Patrimoine Mondial laisse aussi la première place aux Etats dans 1. les propositions d’inscription puis dans 2. le processus de décision :
所以除了締約國的代表以外還有三個重要的咨詢機關Il y a donc en plus trois organes consultatifs :
(Non-governmental organizations)
ICOMOS (International Council on Monuments and Sites) : www.international.icomos.org (principalement chargé d’évaluer les propositions d’inscription soumise par les Etats).
UICN = IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature, basée en Suisse) : www.uicn.org (le plus vaste réseau mondial de conservation de la nature 保護自然最大的國際網)
(Inter-governmental organization)
ICCROM (International Center for the Study of the Preservation and Restoration of Cultural Property, based in Rome, Italy) : www.iccrom.org
L’inégalité de la connaissance et de la protection du patrimoine selon les Etats représente le problème le plus difficile pour l’établissement d’une liste plus cohérente et équilibrée du patrimoine mondial : dans certains pays, la répertoration même des biens culturels n’est pas vraiment commencée, ce qui mène à la sous-représentation de certaines régions 各國家對自己文化遺產的認識與保護程度不同,甚至有些國家尚未開始編bian1文化遺產的目錄。這種不平衡的結果為低估某些國家的文化資產,也造成世界文化遺產名單的代表性不足 :
« A fundamental problem in working towards a more representative, balanced and credible World Heritage List is the fact that in many countries the range and extent of cultural heritage is not completely known, as it has been either only partly recorded, or not recorded at all. In such countries, there is no scientific documentation, nor inventories of cultural heritage which could be used to assess cultural heritage properties of outstanding univeral value in comparison to the exisiting total stock. In many countries, as there is also a lack of appropriate State protective regulations for monuments and sites and their surroundings, there are no heritage lists or other registers of cultural properties, which would be needed under relevant protection laws. In this context, we refer to the need for greater implementation of the UNESCO Recommendation concerning the Protection, at National Level, of the Cultural and Natural Heritage (also adopted in 1972). These factors, the incomplete register of cultural heritage in many regions of the world and the lack of an effective system of protection (...) are independent of the discussion about old and new categories of cultural heritage and should not be underestimated. » (ICOMOS, The World Heritage List. Filling the Gaps – an Action Plan for the Future) « 世界遺產目錄。填補空白 : 未來的行動計畫 »
Exemple : choisir un nouveau site représentatif de la volonté de « combler les lacunes » ? Cambodge Temple of Preah Vihear 甫里維哈寺 (柏威夏寺)
Premier dossier déposé en 2005 mais incomplet notamment sur la gestion (l’accès se trouvant en Thailande mais aucune coopération prévue avec ce pays.
世界遺產有十個項目為跨國文化遺產 : (la plupart en Europe ; ce n’est pas un hasard)
德國與波蘭 : 馬斯科夫公園 | 馬扎科夫斯基公園 Muskauer Park / Park Muzakowski
德國與英國及北愛爾蘭 : 羅馬帝國邊界城牆Frontiers of the Roman Empire
阿根庭與巴西 : 瓜拉尼人居住區的耶穌會傳教所Jesuit missions of the guaranis
奧地利與匈牙利 : 費爾特 | 新錫德爾湖的文化景觀Ferto / Neusiedlersee cultural landscape
地球子午線測量站群 : (十個國家)
比利時與法國 : 比利時和法國的鐘樓群Belfries of Belgium and France
西班牙與法國 : 庇里牛斯山脈,珀度山Pyrenees mont perdu
俄羅斯與立陶宛 : 庫羅尼安海峽Curonian Spit
甘比亞與塞內加爾 : 塞內甘比亞石圈Stone circles of Senegambia
義大利與神聖羅馬教廷 : 羅馬歷史中心Historic centre of Rome
世界文化遺產計畫最新的發展 : 推動跨國的遺產至2005年最多為三個國家共同擁有的文化遺產,而2005年第29屆世界遺產大會決定,將 « 19 世紀建造的» (arc geodesique de struve)作為歐洲十國共同擁有的一個世界文化遺產項目,列入« 世界遺產名錄»,此舉為 30 多年來世界遺產保護史上前所未有 : 芬蘭、挪威,瑞典、俄羅斯、拉脫維亞、愛沙尼亞、立陶宛、烏克蘭、白俄羅斯、摩爾多瓦。第一次有三個以上的國家共同申報一個項目。斯特魯維 (friedrich georg wilhelm von struve)
Origine : découverte d’un tombeau en 800, qui serait celui de Saint Jacques, premier apôtre martyre. Dès le 7e siècle, des écrits mentionnent la prédication 說教de Saint Jacques en Espagne (cf. Marie Madeleine en Provence..). L’apôtre Jacques aurait quitté le Proche Orient pour prêcher la parole du Christ en Occident. Puis rentré en Palestine, il fut décapité sur ordre du Roi Hérode Agrippa. Sa dépouille fut recueillie par ses compagnons et mise sur une embarcation qui guidée par un ange échoua sur les côtes espagnoles. En 1121, le Pape Pascal II (dont le frère est Roi de Galice) fait de Saint Jacques une ville sainte au même titre que Rome et Jérusalem 耶路撒冷. Le pélerinage 朝聖之路rassemble rapidement des pélerins 朝聖者 venus de tous les coins de l’Europe. Sur la route se construisent des chapelles, des auberges, des hospices et des ponts. 以貝殼為信物。
D’abord enregistrée : la partie espagnole du chemin (1993), puis projet d’élargir avec une partie des chemins français, réalisé en 1998 (sélection des monuments les plus importants jalonnant la route). Le chemin fut d’abord enregistré comme premier chemin culturel par le Conseil de l’Europe en 1987 avec pour objectif le classement de plusieurs tronçons au Patrimoine Mondial. Le gouvernement espagnol s’est inscrit d’abord dans cet objectif. Difficultés : diversité des régions et des administrations concernées, multiplication rapide des visiteurs. 另外一個問題源於觀光事業的快速發展對所有遺址可以造成危險,但在這裡有一個特殊的現象,就是這條路到現在還為朝聖之路。
Les héritages partagés entre plusieurs pays représentent d’autres réalités historiques, par exemple des routes que l’on pouvait parcourir sans qu’il soit besoin de visa, ou bien des sites hérités d’un empire recouvrant les frontières actuelles ; Nous avons vu la semaine dernière que la route religieuse de Saint-Jacques était en fait un héritage culturel pour toute l’Europe.
絲路計畫(silk road project) Route culturelle et économique (alors que Saint Jacques était plutôt une route culturelle et religieuse). Mais elle n’est plus vraiment empruntée et elle ne possède pas un tracé bien défini. (ce sont en partie des pistes dans le désert qui se sont effacées lorsqu’elles n’étaient plus pratiquées.
Promoting cultural diversity and intercultural dialogue are amongst the chief missions of UNESCO. In the framework of the major project « Integral Study of the Silk Roads : Roads of Dialogue », the UNESCO organized a Maritime Route Expedition between october 1990 and march 1991, in order to highlight the process of cross fertilization between civilization generated by the Silk Road. Ici, nous allons voir la partie terrestre.
En revanche, la route de l’encens comporte déjà des parties inscrites au Patrimoine mondial, mais on peut douter qu’il puisse y avoir une bonne coopération entre les Etats parties.
Inscription des itinéraires d’échange de l’encens de sa zone de production vers les zones d’utilisation.
阿拉伯半島
Oman 阿曼: Terre de l’Encens – The Land of Frankincense (2000), ensemble de sites archéologiques (tout au sud de la péninsule arabe) centre de production 包括三個考古遺址和一個自然公園其中,科爾羅里 (Khor Rori, en déclin à partir du 3e s. de N.E.) 和阿爾。巴里德 (Al-Baleed, devient le port principal jusqu’à la fin de la période islamique 伊斯蘭晚期) 是古代港口。另一遺產地是西什爾 (Shisr),是旅行者進入沙漠前停駐取水的一片綠洲。這些遺址代表古代的乳香貿易,也證明南阿拉伯的燦爛文明,特別是它建立地中海、紅海、印度與中國的聯繫。而因為葡萄牙人的到來與1498年達加馬發現通往印度的航路,當地的乳香貿易衰落了。
Israel : Route de l’Encens – Villes du désert de Néguev (2005)
第十二週
選定世界文化遺產的標準 (12-13)
a.顯著普遍價值 (notion floue qui fait l’objet de plusieurs precisions 歷史價值、美學價值)
b.真實性 (caractere tout relatif de la notion)與完整性
- Operational Guidelines for the Implementation of the WorldHeritage Convention 世界遺產公約實施作業準則 (plusieurs traductions differentes !世界遺產公約作業準則 / 世界遺產執行運作指導方針 /《世界文化與自然遺產保護條約》執行行動綱領 / 世界遺產公約實行準則) : 整個世界遺產之運作以《世界遺產公約實施作業準則》為依據
Pour être considéré comme universel et exceptionnel, le patrimoine culturel ou naturel doit répondre à deux critères indissociables (article 49 des Orientations pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, [CPM]) :
Transcender les frontières nationales.
Présenter le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité.
Condition de possibilité.
Un patrimoine naturel ou culturel ne peut être jugé « exceptionnel et universel » seulement s’il répond au double critère « d’authenticité et d’intégrité ».
Authenticité : manière « véridique et crédible » exprimant les valeurs culturelles du bien (telles que reconnues dans les critères de la proposition d’inscription). Ces valeurs sont reconnues à travers une variété d’attributs : forme et conception ; matériaux et substance ; usage et fonction ; traditions, techniques et systèmes de gestion ; situation et cadre ; langue et autres formes de patrimoine immatériel ; esprit et impression.
Intégrité : appréciation d’ensemble du caractère intact du patrimoine naturel et/ou culturel et de ses attributs. Il s’agit d’examiner dans quelle mesure le bien :
possède tous les éléments nécessaires pour exprimer sa valeur universelle exceptionnelle ;
est d’une taille suffisante pour permettre une représentation complète des caractéristiques et processus qui transmettent l’importance de ce bien ;
subit des effets négatifs liés au développement et/ou au manque d’entretien.
Comment juger de la valeur « universelle exceptionnelle » du patrimoine culturel ou naturel ?
Le Comité considère qu’un bien a une valeur « universelle exceptionnelle » s'il répond au moins à l’un des dix critères suivants (article 77 des Orientations pour la CPM) :
- Représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain.
- Témoigner d’un échange d’influences considérable, pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages.
- Apporter un témoignage unique, ou du moins exceptionnel, sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.
- Offrir un exemple éminent d’un type de construction, ou d’ensemble architectural ou technologique, ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l’histoire humaine.
- Être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d’une culture (ou de cultures), ou de l’interaction humaine avec l’environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l’impact d’une mutation irréversible.
- Être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle (le Comité considère que ce critère doit de préférence être utilisé conjointement avec d’autres critères).
Outstanding universal value
49. Outstanding universal value means cultural and/or natural significance which is so exceptional as to transcend national boundaries and to be of common importance for present and future generations of all humanity. As such, the permanent protection of this heritage is of the highest importance to the international community as a whole. The Committee defines the criteria for the inscription of properties on the World Heritage List.
50. States Parties are invited to submit nominations of properties of cultural and/or natural value considered to be of "outstanding universal value" for inscription on the World Heritage List.
51. At the time of inscription of a property on the World Heritage List, the Committee adopts a Statement of Outstanding Universal Value (see paragraph 154) which will be the key reference for the future effective protection and management of the property.
52. The Convention is not intended to ensure the protection of all properties of great interest, importance or value, but only for a select list of the most outstanding of these from an international viewpoint. It is not to be assumed that a property of national and/or regional importance will automatically be inscribed on the World Heritage List.
53. Nominations presented to the Committee shall demonstrate the full commitment of the State Party to preserve the heritage concerned, within its means.
77. The Committee considers a property as having outstanding universal value (see paragraphs 49- 53) if the property meets one or more of the following criteria. Nominated properties shall therefore :
(i) represent a masterpiece of human creative genius;
(ii) exhibit an important interchange of human values, over a span of time or within a cultural area of the world, on developments in architecture or technology, monumental arts, town-planning or landscape
design;
(iii) bear a unique or at least exceptional testimony to a cultural tradition or to a civilization which is living or which has disappeared;
(iv) be an outstanding example of a type of building, architectural or technological ensemble or landscape which illustrates (a) significant stage(s) in human history;
(v) be an outstanding example of a traditional human settlement, land-use, or sea-use which is
representative of a culture (or cultures), or human interaction with the environment especially when it has become vulnerable under the impact of irreversible change;
(vi) be directly or tangibly associated with events or living traditions, with ideas, or with beliefs, with artistic and literary works of outstanding universal significance. (The Committee considers that this
criterion should preferably be used in conjunction with other criteria) ;
Exemple du probleme de l’authenticite et de l’integrite : les villes historiques
La conservation urbaine en question
En octobre 2005, l'assemblée générale des Etats parties à la Convention a adopté le Mémorandum de Vienne. Avec près de la moitié de la population mondiale qui vit aujourd'hui en zones urbaines et les prévisions de croissance de l'urbanisation pour la prochaine décennie, la pression sur les villes historiques et leur paysage urbain historique va continuer à augmenter. La conservation urbaine et paysagère va donc devenir l'une des tâches les plus dynamiques et les plus ardues de notre époque. Depuis quelques années, on constate aux sessions du Comité du patrimoine mondial une augmentation spectaculaire des débats sur les constructions de grande hauteur et les interventions d'architecture contemporaine sur des sites du patrimoine mondial.
C'est pour cette raison que le Comité a demandé l'organisation d'une conférence internationale sur les moyens de réguler efficacement les besoins de modernisation de notre environnement urbain quotidien, tout en sauvegardant le patrimoine irremplaçable constitué par nos villes historiques.
La conférence internationale « Patrimoine mondial et architecture contemporaine – Gérer le paysage urbain historique » s'est tenue à Vienne, Autriche, en mai 2005.
Salzburg 1996
Brève description
Salzbourg a su préserver un tissu urbain d’une richesse exceptionnelle élaboré entre le Moyen Âge et le XIXe siècle, alors qu’elle formait une ville-État gouvernée par son prince-archevêque. L’art gothique flamboyant qui s’y épanouit attira dans la ville de nombreux artistes avant que son rayonnement ne s’affirme encore avec l’intervention d’architectes italiens, Vincenzo Scamozzi et Santini Solari, à qui le centre de Salzbourg doit beaucoup de son caractère baroque. Cette rencontre du nord et du sud de l’Europe n’est peut-être pas étrangère au génie du plus illustre des fils de Salzbourg, Wolfgang Amadeus Mozart, dont la renommée universelle rejaillit désormais sur la ville.
Justification d'inscription
Le Comité a décidé d'inscrire le bien proposé sur la base des critères culturels (ii), (iv) et (vi) et il a considéré que le site est d'une valeur universelle exceptionnelle car il constitue un exemple particulièrement important en Europe de ville ecclésiastique-Etat qui conserve dans une très forte proportion la beauté de son paysage et de son tissu urbain riche d'histoire ainsi qu'un très grand nombre d'édifices religieux et laïcs datant de plusieurs siècles. Il est, en outre, remarquable pour ses liens avec les arts, la musique en particulier, et plus précisément avec son très célèbre fils, Wolfgang Amadeus Mozart.
Histoire
Les premières traces remontent au néolithique. Mille ans avant Jésus-Christ, les Illyriens occupent le site, habité depuis l'âge de la pierre polie. Les Celtes sont arrivés 400 ans plus tard. À partir de 15 av. J.-C., une ville se forme sur les rives du Salzach. En 45, la ville s'appelle alors Iuvavum, elle appartient à l'empire romain et acquiert le droit municipal. Au Ve siècle un cloître y est aménagé. L'évêque Rupert von Worms (ou Rupert de Salzbourg) reçoit le reste de la ville en 699 en cadeau de la part du comte de Bavière. Le nom « Salzbourg » est évoqué pour la première fois en 755. La ville est depuis 739 le siège de l'évêché. Salzbourg devient une ville-état gouvernée par des princes-archevêques.
En 1077, la Forteresse de Hohensalzburg (Festung Hohensalzburg) est construite par le prince-archevêque Gebhard.
Au XVIIe siècle, la ville se « baroquise », notamment sous les princes-archevêques Wolf Dietrich von Raitenau, Markus Sittikus Graf von Hohenems et Paris Graf von Lodron.
1803 marque la fin des règnes des princes archevêques de Salzbourg. La ville passe sous la coupe de Ferdinand III de Toscane puis en 1805 elle est annexée avec Berchtesgaden à l'Autriche. En 1810, elle est rattachée à la Bavière puis en 1816 (après le Congrès de Vienne) elle est de nouveau réintégrée à l'Autriche.
Vers 1860, les fortifications ne suffisent plus pour contenir la ville et Salzbourg s'étend au dehors.
Le 7 juin1935, une décision de l'assemblée de Salzbourg permet l'agrandissement du territoire de la ville. Annexant les communes avoisinantes, Salzbourg passe d'une surface de 8,79 km² à 24,9 km² et voit sa population grimper de 40 232 habitants à 63 275.
Monuments
La Salzach divise le centre ville en deux parties. A l'Est, la rue commercante "Linzergasse" conduit à la colline des Capucins (Kapuzinerberg), à l'église St Sébastien et à son cimetière où sont enterrés la famille de Mozart et le médecin Paracelsus.
Du côté Ouest, entre le fleuve Salzach et la colline Mönschberg se trouve la vieille ville qui est particulièrement intéressante car elle a su préserver son caratère gothique flamboyant et baroque avec de nombreuses constructions des architectes Vincenzo Scamozzi et Santino Solari entre autres.
La cathédrale (« Salzburger Dom ») est une de leurs contributions. Elle était à l'origine romane (terminée en 774) mais elle a brûlé en 1598 et une nouvelle fut érigée au même emplacement (construction de 1614 à 1628).
Parmi les places on trouve la Residenzplatz comprenant la Résidence, le Chlocknenspiel (jouant trois fois par jour -6,11 et 18h) une mélodie changeant chaque mois) et l'église St Michel. L'alter Markt est célèbre pour ses deux cafés (Tomaselli et Fürst) Il y a encore la Kapitelplatz (bâtiments du prince archevêque), la Dom Platz (cathédrale) et l'Universitätplatz.(Kollegienkirche, faculté de théologie).
Salzbourg est parfois surnommée "la ville aux 100 églises". Parmi les plus célèbres, on trouve le monastère bénédictin Saint Pierre (fondé en 696 par l'évêque de Worms St Rupert, patron de la ville). Il est bordé par le cimetière St Petersfriedhof, lui-même surplombé par des catacombes; L'église des franciscains, à la fois gothique et romane, la Kollegienkirche ( construite en 1708, place de l'université), l'Eglise St Michel (place de la résidence), etc. sont aussi de très belles oeuvres vivantes. Des messes(avec orchestre, coeurs et sollistes chaque dimanche) et des concerts y ont lieu chaque jour.
Mais ce qui donne tout son charme à Salzbourg, ce sont les rues de la vielle ville, véritable dédale composés d'anciennes maisons et d'anciens magasins tout à fait remarquables. Les seules voitures que l'on y croise sont des fiacres. Les rues les plus célèbres sont la Goldgasse, la Judengasse et surtout la très fameuse Getreidegasse, rue commercante dont les magasins sont reconnaissables grâce à leurs enseignes en fer forgé doré. On y trouve la maison où Mozart a vécu depuis sa naissance jusqu'à ses 19 ans.
La Forteresse de Hohensalzburg, située sur la colline de Mönschberg et surplombant la ville depuis le Modèle:11e siècle est la plus grande d'Europe. On peut y monter à pieds ou par le train construit au XXe siècle.
Sur cette colline on trouve également le couvent de BénédictinesNonnberg, de jolies villas privées, le musée d'art moderne, la muraille protégeant la ville ainsi que plusieurs terrasses ayant un magnifique aperçu sur la ville.
En dehors de la vieille ville, on peut admirer le palais et les jardins Mirabell. L'ensemble a été construit par le Prince-Archevèque Wolf Dietrich en l'honneur de sa maîtresse Salomé. On y trouve aujourd'hui la mairie avec le célèbre escalier des mariages.
Au nord, se trouve le château de Klessheim et plus au sud, on trouve les châteaux d'Hellbrunn avec parc, fontaines, jeux d'eau, zoo et réserve de chasse, mais aussi celui de Léopoldskron où fut tourné une partie du film La mélodie du bonheur et enfin celui d'Anif.
Culture
Salzbourg a connu une période florissante sous les princes-archevêques, accueillant des artistes de l'Europe entière et son centre ville est un chef d'œuvre d'art gothique et baroque. Parmi les plus grands artistes que Salzbourg a abrité entre ses murs, Wolfgang Amadeus Mozart est de loin le plus célèbre et est devenu l'emblème de la ville.
De nombreux festivals ont lieu toute l'année, il y a des concerts presque quotidiennement. Le festival le plus renommé est sans doute le Festival de Salzbourg (Salzburger Festspiele), fondé en 1920 par Max Reinhardt et Hugo von Hofmannstahl, qui a lieu chaque année de fin juillet à fin août. Concerts, opéras et pièces de théâtre alternent pendant un mois. Un Festival de Pentecôte a lieu à partir de 1973.
Ces deux festivals ont lieu dans des salles aménagées par Clemens Holzmeister dans d'anciens bâtiments baroques, qui forment le « quartier du Festival » (Festspielbezirk) : le Grand Palais des festivals (Großes Festspielhaus), la Maison de Mozart (Haus für Mozart, ancien Petit Palais des festivals) et le Manège des rochers (Felsenreitschule).
Mozart est continuellement honoré à travers par exemple les Sérénades de Mozart, ensemble de concerts s'étalant de mai à décembre, et des festivals plus ponctuels comme le Mozart-Bach Festival ou le festival de musique de chambre. L'institution qui porte son nom, le Mozarteum, est connue bien au-delà des frontières de l'Autriche.
Les meilleurs musiciens du monde viennent étudier à la prestigieuse école de musique du "Mozarteum" où des concerts et opéras ont lieu chaque soir. (ancien et nouveau Mozarteum)
奧地利-維也納歷史中心哈布斯堡王
Vienne 2001
Brève description
Vienne s’est développée à partir des premiers établissements celtes et romains, en passant par la ville médiévale puis baroque, jusqu’à devenir la capitale de l’Empire austro-hongrois. Elle a joué un rôle fondamental en tant que haut lieu de la musique européenne et demeure associée aux grands compositeurs, du classicisme viennois à la musique moderne. Le centre historique de Vienne abrite une grande variété d’éléments architecturaux, notamment des palais baroques et des jardins ainsi que l’ensemble de la Ringstrasse datant de la fin du XIXe siècle.
Justification d'inscription
Critère (ii): Les caractéristiques urbaines et architecturales du centre historique de Vienne sont autant de témoignages exceptionnels d’un échange permanent de valeurs tout au long du deuxième millénaire.
Critère (iv): Le patrimoine urbain et architectural du centre historique de Vienne atteste de façon unique de trois périodes fondamentales pour le développement culturel et politique de l’Europe : le Moyen Âge, la période baroque et le Gründerzeit.
Critère (vi): Depuis le XVIe siècle, Vienne est universellement reconnue comme la capitale musicale de l’Europe.
L'origine de Vienne remonte au VIe siècle avant l'ère chrétienne, lorsque des Celtes y fondent une cité sous le nom Vindobona (ville blanche). En 15 av. J.-C., Vindobona devient un important fort romain de la province de Pannonie, défendant le limes, la frontière de l'Empire romain, qui fait face aux peuples germains situés plus au nord. Les vestiges archéologiques de la période romaine de Vienne sont néanmoins extrêmement modestes.
Au cours du Moyen Âge, Vienne devient successivement le siège des Babenberg (comtes puis ducs d'Autriche), puis des Habsbourg. Lorsque ces derniers accèdent au statut d'empereur, la ville devient la capitale du Saint Empire romain germanique. Elle est cependant rapidement confrontée à la montée en puissance de l'empire ottoman dont les troupes l'assiégèrent à deux reprises :
En 1815, grâce au talent de Metternich, Vienne est le siège du congrès éponyme, qui définit la géopolitique pour un demi-siècle d'une Europe sortie des guerres napoléoniennes.
La Première Guerre mondiale met fin à l'empire d'Autriche-Hongrie dont Vienne était la capitale depuis 1804. Suite à cela, de 1918 à 1934, Vienne est surnommée Vienne la rouge, en raison de l'arrivée au pouvoir d'une coalition de sociaux-démocrates et de chrétiens-sociaux.
En 1938, Vienne et toute l'Autriche sont rattachées à l'Allemagne Nazie lors de l'Anschluss. Après la défaite du régime nazi, Vienne est découpée en 4 secteurs d'occupation répartis entre les vainqueurs, en même temps que Berlin.
En 1955, l'Autriche obtient son indépendance par le Traité d'État autrichien et devient neutre sur le plan international (dans le contexte de la Guerre Froide). Vienne se modernise alors et devient, grâce notamment à la neutralité autrichienne, le siège d'organisations internationales comme l'ONU (Vienna International Centre) ou encore l'OPEP.
Plusieurs fois ville frontière du monde de la chrétienté, Vienne est longtemps restée enserrée au sein de fortifications qui expliquent la densité de son tissu urbain central. Sa dernière enceinte, démantelée au milieu du XIXe siècle, fut remplacée par un boulevard circulaire connu sous le nom de Ring (anneau en allemand).
C'est surtout du point de vue musical que Vienne doit sa renommée internationale en tant que ville de culture. Il n'existe guère d'autre ville dans laquelle autant de compositeurs célèbres ont vécu. Les valses de Vienne, son chœur d'enfants (Wiener Sängerknaben), de gros événements musicaux tels que le Concert du Nouvel An ou le bal de l'opéra de Vienne, de même que les bâtiments dédiés à l'opéra et au théâtre sont mondialement connus. Vienne est également connue pour sa cuisine et sa culture des cafés.
Le Lied est par exemple un genre musical qui doit beaucoup à l'influence viennoise, au point qu'il en existe même une variante locale, le Wienerlied, un Volkslied chanté dans le dialecte viennois.
De nos jours, Vienne reste une ville très active sur le plan musical, en particulier dans les domaines de la musique électronique et pop. Elle est par exemple considérée comme la capitale souterraine du downtempo, avec par exemple des artistes comme Kruder & Dorfmeister ou Makossa. De jeunes labels de musique comme Cheap Music ou Couch Record découvrent également de nouveaux artistes qui rencontrent parfois le succès aussi à l'étranger. Pour la pop, on peut citer Rainhard Fendrich, Georg Danzer, ou encore le très célèbre Falco, qui avec son tube Rock me Amadeus a atteint la première place du Billboard Hot 100 américain en 1986.
La construction du château de Schönbrunn (Schönbrunn Schloß) a débuté en 1693 à la demande de l'empereur d'Autriche Leopold 1er qui désirait un pavillon de chasse pour son fils Joseph. En 1697, les plans sont modifiés car le monument doit maintenant rivaliser avec le château de Versailles de Louis XIV. Johann Bernhard Fischer von Erlach est donc chargé de construire cet édifice.
A la mort de l'empereur d'Autriche, les travaux sont suspendus. Ils ne reprendront qu'avec Marie-Thérèse (la mère de Marie-Antoinette) qui, via l'architecte Nikolaus Pacassi, donnera son aspect définitif au château (1744-1749).
La fameuse Sissi, l'impératrice Elizabeth, tout comme Marie-Antoinette, passa son enfance à Schönbrunn et le jeune Mozart y exposa son talent. Le château devient le quartier général de Napoléon en Autriche entre 1805 et 1809. A propos du probleme de l’authenticite a taiwan
由於世界遺產是屬於國際級的文化資產,不但其整修與經營管理會受到世界
各國的重視,其也必須在觀念上及實踐上受到《世界文化與自然遺產保護公約》
及其它世界保存公約的規範與約束,因而不會有不正確的修護產生。反觀台灣的
古蹟修護長久以來一直處於自我體系之中,既少與外國評比,更不受世界各種保
存公約的規範,因此出現許多不正確的修護成果,其中最嚴重的莫過於台灣之古
蹟界普遍缺乏「真實性」之觀念,並且充滿了世界文化遺產禁止的「臆測」。
事實上,真實性的觀念並不難懂,實踐更非難事。只要我們多看一些世界文
化遺產之修護與經營管理成果,便可體會。世界文化遺產中有為數眾多的「不完
整」古蹟,就是因為依世界文化遺產之條件來看,不完整的原物遠比修護過完整
的非原物更具有其真實性,因此不主張將不完整的古蹟修復為完整的情況。另一
方面,世界文化遺產中屢屢會出現不妨礙其主要特徵之必要的新添加物,乃是因
為新的添加物可以清楚的看出其為新物,不會與原物混淆,所以比容易與原物混
淆之仿製品更具真實性。這也與台灣每每在古蹟中以仿古之物修復,最後使新物
與原物相互混淆不清之長久習慣完全不同。台灣的古蹟修護若要與世界同步,甚
至獲得世界之肯定,借鏡於世界文化遺產將是刻不容緩之事。
第十三週
Patrimoine mondial et architecture contemporaine : vers de nouveaux standards de conservation
Face à une prise de conscience grandissante du fait que la valeur universelle du patrimoine urbain va bien au-delà de la valeur de chacun des immeubles, la nécessité de mettre en place au niveau mondial des méthodes et des critères de préservation des centres historiques des villes se fait de plus en plus sentir.
Conservateurs, municipalités, architectes et urbanistes débattront de cette question à la Conférence sur le Patrimoine mondial et l’architecture contemporaine, que l’UNESCO et la Ville de Vienne organisent dans la capitale autrichienne avec le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et le ministère autrichien de l’Education, des Sciences et de la Culture, du 12 au 14 mai. La décision de tenir cette conférence est née d’un débat occasionné par la construction potentielle de trois tours dans le centre historique de Vienne, débat qui s’est déroulé en juin 2003 au cours d’une réunion du Comité du patrimoine mondial à Paris.
Le passage à une approche plus holistique de la préservation du patrimoine urbain a trouvé un parfait exemple en 2004 quand le Comité du patrimoine mondial a décidé de placer la Cathédrale de Cologne sur la Liste du patrimoine mondial en danger. Le problème n’était pas lié à l’état de la cathédrale mais plutôt à la construction de tours dans son voisinage, ce qui modifiait son inscription dans le paysage. UNESCO.org
Une préservation renforcée a permis au Comité du patrimoine mondial de retirer en 2006 la Cathédrale de Cologne (Allemagne), de la Liste du patrimoine mondial en péril. Les décisions des autorités de Cologne - révision à la baisse des constructions de grands bâtiments et amélioration de la gestion des environs du site - ont permis que le chef d'œuvre de l'art gothique allemand soit retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril où il figurait depuis 2004. La construction de nouveaux grands immeubles menaçait la place particulière qu'occupe dans le paysage de la ville cette cathédrale, commencée en 1248 et achevée en 1880.
« La préservation du patrimoine culturel, explique le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, est essentielle pour deux raisons distinctes : d’une part pour sa valeur historique et esthétique universelle et d’autre part pour son rôle dans les sociétés et les cultures qui en ont la garde. Le patrimoine culturel relie passé et présent et accroît ainsi le sens de l’identité et de la cohésion sociale des individus et des communautés. De cette façon, il renforce les fondations sur lesquelles les communautés construisent leur futur ».
Préserver seulement des immeubles et des monuments tout en altérant leurs environnements urbains fait perdre à ces immeubles et à ces monuments leur sens et, en conséquence, une grande part de leur valeur, souligne le Comité du patrimoine mondial et les experts qui le conseillent. Ainsi, l’archevêché du XVIe siècle et d’autres remarquables illustrations de l’architecture baroque mexicaine du centre historique de Puebla (inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1987) pourront survivre à la construction de centres commerciaux et de parkings dans leur environ immédiat, mais l’identité de ce centre urbain unique, témoignage de la rencontre des forces créatives européennes et américaines n’y parviendra peut-être pas.
On peut trouver des exemples du même genre de Kyoto au Caire ou à Londres selon le Directeur du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, Francesco Bandarin, qui insiste sur le fait qu’il n’est pas dans l’intention de l’UNESCO de freiner le développement ou l’architecture moderne.
« Le désir des architectes de mettre leur griffe sur les immeubles qu’ils conçoivent sans tenir compte de leur environnement est le véritable problème », déclare Francesco Bandarin. « Nous voulons une conception architecturale qui respecte le contexte urbain dans sa durée. En tant que conservateurs, nous ne croyons pas plus à une construction qui dénature l’identité des centres urbains historiques qu’à une architecture maniériste qui singe le style des siècles écoulés. Les centres des villes qui se sont développés au cours des siècles ont besoin de rester lisibles, chaque strate de leur développement témoignant de la culture et du développement de la ville. L’identité de chaque strate doit être respectée tout comme l’identité de l’ensemble, qui est le fruit de l’interaction entre toutes ces strates ».
L’UNESCO et les participants à la conférence examineront les différentes façons d’assurer un développement durable des villes historiques, et de faire en sorte que les investissements en infrastructures et équipements modernes ne fassent pas perdre les atouts sociaux, culturels et économiques que leur patrimoine confère à ces villes.
2. Rappelant que le bien du patrimoine mondial a été inscrit en 2004 pour sa valeur universelle exceptionnelle en tant que paysage culturel,
3. Note avec une vive préoccupation que le projet de construction du «pont de Waldschlösschen» se trouve dans la zone centrale du paysage culturel;
4. Note avec satisfaction que les autorités nationales ont immédiatement demandé une étude d'impact visuel et que la Ville de Dresde a interrompu le projet de construction du pont jusqu'à la fin des discussions du Comité lors de sa 30e session (Vilnius, 2006);
5. Note par ailleurs que les résultats négatifs de l'étude d'impact visuel menée au sujet du «pont de Waldschlösschen» confirment les impacts sur le paysage;
6. Estime que la construction du «pont de Waldschlösschen» porterait irrémédiablement atteinte aux valeurs et à l'intégrité du bien du patrimoine mondial, selon le paragraphe 179 (b) des Orientations;
7. Demande à l'État partie et aux autorités de la Ville d'interrompre d'urgence ce projet de construction et de reprendre les discussions avec tous les acteurs pour trouver d'autres solutions de manière à assurer la sauvegarde de la valeur universelle exceptionnelle du bien et de fournir des détails sur ce processus ainsi qu'un calendrier conforme à la décision 29 COM 7C;
8. Décide d'inscrire le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, afin d'envisager le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial à sa 31e session en 2007, si les plans sont menés à bien;
9. Demande également à l'État partie de revoir sans tarder les projets dans la zone centrale en tenant compte des résultats de l'étude d'impact visuel et de fournir un rapport complet actualisé au Centre du patrimoine mondial d'ici le 1 février 2007, pour examen par le Comité à sa 31e session en 2007, afin d'étudier les conditions de retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.
Le paysage culturel des XVIIIe et XIXe siècles de la vallée de l’Elbe à Dresde s’étend sur quelque 18 km le long du fleuve, du palais d’Übigau et des champs d’Ostragehege au nord-ouest jusqu’au château de Pillnitz et à l’île sur l’Elbe au sud-est. Ses prairies basses servent d’écrin au château de Pillnitz et au centre de Dresde, où abondent parcs et monuments surgis entre le XVIe et le XXe siècle. Le site comprend également des villas et des jardins des XIXe et XXe siècles. Les terrasses sur les coteaux sont toujours en partie consacrées à la viticulture, et certains villages anciens ont conservé leur structure d’époque, et des éléments datant de la révolution industrielle, notamment la « Merveille Bleue », un pont en acier de 147 m de long (1891-1893), le monorail funiculaire suspendu (1898-1901) et le funiculaire (1894-1895). Les bateaux à vapeur (le plus ancien remonte à 1879) et le chantier naval (vers 1900) sont toujours en activité.
Justification d'inscription
Critère (ii) : La vallée de l’Elbe à Dresde fut à la croisée des chemins en Europe, pour la culture, la science et la technologie. Ses collections d’art, son architecture, ses jardins et les caractéristiques de son paysage ont été une référence importante pour le développement de l’Europe centrale aux XVIIIe et XIXe siècles.
Critère (iii) : La vallée de l’Elbe à Dresde recèle des témoignages exceptionnels de l’architecture et des festivités de cour, tout comme des exemples célèbres d’architecture bourgeoise et de patrimoine industriel qui représentent le développement urbain en Europe et son passage à l’ère industrielle moderne.
Critère (iv) : La vallée de l’Elbe à Dresde est un paysage culturel exceptionnel, qui réunit le célèbre décor baroque et la ville jardin des environs en un ensemble artistique intégré au paysage fluvial.
Critère (v) : La vallée de l’Elbe à Dresde est un exemple remarquable d’occupation du territoire qui représente le développement exceptionnel d’une grande ville d’Europe centrale. La valeur de ce paysage culturel est reconnue depuis longtemps, mais il est aujourd’hui soumis à de nouvelles pressions en faveur de changements.
Valeur sociale: Johnston (1992) passe en revue la nature de la valeur sociale, la décrivant comme un attachement aux :
* lieux qui sont des points de référence essentiels ou des symboles pour l’identité d’une communauté, y compris les communautés fraîchement arrivées ;
* lieux accessible et connus, oů se sont tenus de grands événements ;
* lieux de rencontre et de réunion ;
* lieux de tradition, de rituels et de cérémonies.
A cette occasion, il a été question des différentes valeurs patrimoniales que peut revętir un męme lieu pour différentes communautés, des conflits potentiels qui peuvent en découler, (Domicelj et Marshall 1994) et des méthodes d’évaluation des valeurs sociales (AHC 1994a).
valeur esthétique : les discussions a propos de cette valeur immatérielle ont abouti a la définition suivante :
·La valeur esthétique est la réponse au vécu de l’environnement ou de ses attributs culturels ou naturels. Elle peut correspondre ŕ des éléments visuels ou non-visuels ; elle peut inclure une part d’émotion, le sens du lieu, les sons, les odeurs et tout autre facteur ayant un fort impact sur la pensée, les sentiments et les comportements humains. (AHC 1994b)
La politique de conservation du patrimoine tient désormais compte des valeurs immatérielles pour le développement culturel des Communautés (DCA 1995), les lieux de patrimoine des migrants (Armstrong 1995), les sites naturels (AHC 1997), les communautés locales (AHC 1998a) et d’autres cas que nous évoquons ci-apres.
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Ne pas croire cependant que le comite du patrimoine mondial est hostile a toute forme de modernite. Cf. Un autre site sur la liste du patrimoine en peril :
Categorie : oui, c’est un patrimoine mondial de l’humanite... valeur esthetique discutable mais valeur historique certaine
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Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laur 智利亨伯斯通和聖蘿拉硝石採石場 Humberstone and Santa Laura Saltpeter’s Works
Date d'inscription : 2005 ; Année d'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril : 2005
Critères : (ii)(iii)(iv)
Brève description
Les usines de Humberstone et de Santa Laura représentent plus de 200 anciens sites d’extraction du salpêtre, où des ouvriers, venus du Chili, du Pérou et de Bolivie, vécurent dans des cités minières et forgèrent une culture ouvriere commune. Cette culture se manifeste dans la richesse de la langue, la créativité et les liens de solidarité, et surtout dans les luttes pionnières menées par les ouvriers 礦工pour la justice sociale, luttes dont l’impact fut profond sur l’histoire sociale. Installés dans la Pampa désertique et reculée, l’un des déserts les plus arides du globe, des milliers de « pampinos » ont vécu et travaillé, à partir de 1880 et pendant plus de soixante ans, dans un environnement hostile pour exploiter le plus grand gisement de salpêtre du monde et produire le nitrate de soude 硝酸鹽, un engrais 肥料 qui allait transformer le paysage agricole de l’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que celui de l’Europe, tout en procurant de grandes richesses au Chili.
Justification d'inscription
Critère (ii) : Le développement de l’industrie du salpêtre reflète l’association des connaissances, des compétences, de la technologie et de l’investissement financier de personnes venant d’horizons différents, notamment d’Amérique du Sud et d’Europe, que les circonstances ont amené à vivre ensemble. L’industrie du salpêtre devint un vaste lieu d’échange culturel où les idées étaient rapidement absorbées et exploitées. Les deux usines représentent ce processus.
Critère (iii) : Les mines de salpêtre et les villes minières associées sont devenues des communautés urbaines très originales ayant leur propre langue, leur organisation, leurs coutumes ainsi que leurs expressions créatives, qui ont permis de diffuser un esprit d’entreprise lié à une technique. Les deux usines de salpêtre proposées pour inscription représentent cette culture unique.
Critère (iv) : Les mines de salpêtre du nord du Chili sont devenues le premier producteur de salpêtre naturel au monde ; elles ont transformé la Pampa et, indirectement, les terres agricoles qui ont bénéficié des engrais produits par les usines. Les deux usines de salpêtre représentent ce processus de transformation.
En plus d’etre moche, il est fragile...
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Critères
Menaces pesant sur le bien (2005)
Le principal problème qu’il convient de souligner est la nature extrêmement fragile des bâtiments. Comme pour la plupart des bâtiments miniers, ils ont été construits avec des matériaux locaux ; ce sont des constructions légères dont l’un entretien était régulier et qui pouvaient être modifiées pour s’adapter à tout changement de circonstances. À Humberstone et à Santa Laura, les matériaux de construction utilisés étaient le bois pour les structures, la tôle ondulée pour les toitures et quelques parois, et l’enduit. Pendant 40 ans, il n’y a eu aucun entretien et le vandalisme ainsi que des démantèlements ont causé des dommages. L’habillage en métal s’est corrodé et quelques éléments de structure ont été démontés. Quelques bâtiments, tels que celui de la lixiviation, risquent de s’effondrer d’un moment à l’autre s’ils ne sont pas consolidés.
La plus grande menace provient des pilleurs qui recherchent des matériaux réutilisables. À l’époque où les usines fermées étaient encore des propriétés privées, beaucoup de matériels ont été perdus. Les pilleurs recherchent toutes sortes de souvenirs sur les sites : du bois, des bouteilles, des pièces de monnaie, des bons d’achat. Bien que les pillages soient devenus plus rares, le bois de sapin Douglas est très prisé et, cette essence d’arbre étant désormais protégée aux États-Unis, les prix ont augmenté. Du bois du bâtiment de lixiviation a été pillé en 1999.
Bien que le site soit un désert extrêmement aride où il ne pleut quasiment pas, les vents chargés de sel provenant de l’océan entraînent la corrosion des tôles. Le vent affecte aussi les structures en bois : les bois peints sont recouvert d’une couche minérale protectrice apportée par le vent, tandis que les bois non traités, eux, sont érodés par le vent.
第十四週
En général, la guerre fait peser une menace directe sur le patrimoine car certains pays belligérants tentent de détruire l’adversaire en détruisant sa culture à travers son patrimoine. Dans le cas de l’Afghanistan, nous sommes face à une destruction « interne » visant à nier le passé historique et la diversité culturelle du pays. A travers l’exemple de l’Afghanistan, on peut mieux comprendre l’enjeu politique de la conservation du patrimoine (et à l’inverse la domination exercée et renforcée par la destruction du patrimoine)
巴米楊山谷的文化景觀及考古遺址群 (Cultural Landscape and Archaeological Remains of the Bamiyan Valley) : 文化遺產 (i) (ii) (iii) (iv) (vi) ; 2003年列入世界遺產並列入瀕危世界遺產
Les Bouddhas de Bâmiyân étaient deux statues monumentales de bouddhas debout, excavées dans la paroi d'une falaise située dans la vallée de Bâmiyân du centre de l'Afghanistan, à 230 kilomètres au nord-ouest de Kaboul et à une altitude de 2500 mètres. Le site tout entier est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Construction
Datant très probablement des Ve et VIe siècles, les statues représentaient un mélange classique d'art grec et bouddhiste.
Elles étaient taillées directement dans les falaises de grès, mais les détails avaient été modelés dans un mélange de boue et de paille, puis enduits de stuc. Cet enduit, qui avait pratiquement disparu depuis bien longtemps, était peint pour améliorer le rendu des expressions des visages, des mains et du drapé des robes. Les parties inférieures des bras des statues étaient faites du même mélange d'argile et de paille et soutenues par des armatures en bois. On pense généralement que les parties supérieures des visages étaient constituées de grands masques en bois ou en métal. Les alignements de trous que l'on peut remarquer sur les photographies accueillaient des chevilles en bois servant à stabiliser la couverture de stuc.
Histoire
Situé sur la route de la soie reliant la Chine et l'Inde au monde occidental, Bâmiyân se développa comme un centre religieux et philosophique comportant plusieurs monastères bouddhistes et un lieu de rencontre entre l'orient et l'occident où s'élaborèrent de nouvelles formes d'art gréco-bouddhique. Ce centre bouddhiste majeur, l'un des plus importants du IIe siècle jusqu'à l'irruption de l'islam dans la vallée, au IXe siècle, accueillait moines et ermites qui résidaient dans de petites cavernes creusées dans la paroi des falaises tout au long de la vallée de Bâmiyân. On y trouvait ainsi de nombreuses statues de bouddhas debout ou assis creusés dans des niches de la falaise et les cavernes comportaient souvent des peintures à fresque raffinées et très colorées produites par les moines. Les deux principales statues étaient évidemment les Bouddhas debout géants, mesurant respectivement 53 et 35 mètres de haut, les plus grands exemplaires de Bouddha excavés au monde.
Le pèlerin bouddhiste chinois Xuanzang qui traverse la vallée en 632, l'année même de la mort de Mahomet, décrit Bâmiyân comme un centre bouddhiste en plein épanouissement « comptant plus de dix monastères et plus de mille moines » et indique que les deux Bouddhas géants « sont décorés d'or et de bijoux fins ». Lorsque Mahmûd de Ghaznî fait la conquête de l'Afghanistan au XIe siècle, les bouddhas et les fresques des niches et des cavernes échappent miraculeusement à la destruction. Cependant, au cours des années, les statues sont les victimes des iconoclastes musulmans et les visages finissent par disparaître, peut-être à la suite de tirs de canons de l'armée d'Aurangzeb durant sa campagne afghane.
Finalement, en 2001, après avoir survécu relativement épargnées durant plus de 15 siècles, avoir assisté à la destruction de la ville de Bâmiyân par les Mongols de Genghis Khan en 1222, avoir vu l'occupation russe, les statues sont décrétées idolâtres par le mollah Mohammed Omar et les Talibans les détruisent au moyen d'explosifs et de tirs d'artillerie. En mars 2001, les deux statues avaient disparu après presque un mois de bombardement intensif, causant une vive émotion de par le monde.
Pendant l'opération de destruction, Qudratullah Jamal, le ministre de l'information taliban déplora que : « ce travail de destruction n'est pas aussi facile que les gens pourraient le penser. Vous ne pouvez pas abattre les statues par quelques coups de canons car toutes deux sont découpées dans une falaise et sont fermement attachées à la montagne. »
Bien que les statues soient presque totalement détruites, leurs contours et quelques parties sont encore reconnaissables dans les cavités. Il est aussi toujours possible d'explorer les cavernes des moines et les passages qui les relient. Cependant, la restauration du site n'a pas été jugée prioritaire par l'UNESCO et les Bouddhas géants ne seront probablement jamais reconstruits. Les efforts se portent aujourd'hui dans deux directions, la consolidation de la falaise et plus particulièrement des niches qui ont beaucoup souffert des bombardements des Talibans et la recherche du troisième bouddha, un bouddha couché en parinirvāna, dont Xuanzang fait la description et qui se trouverait dans la vallée, peut-être enseveli.
Avec les bénéfices récoltées par le concours des Sept nouvelles merveilles du monde, le "New Open World Foundation" compte verser la moitié pour le financement de chantiers de restauration comme par exemple les Bouddhas de Bâmiyân.
Des experts de la conservation du patrimoine culturel et des représentants des gouvernements afghan et japonais, ainsi que de l'UNESCO, se sont réunis à Tokyo du 18 au 20 décembre 2004 pour passer en revue les réalisations du projet commun mené pendant deux ans par l'UNESCO et le Japon pour la sauvegarde du site de Bamiyan dont les Bouddhas géants avaient été détruits par les Talibans en mars 2001.
Les participants à la troisième réunion du groupe de travail des experts ont examiné les actions déjà réalisées. Malgré la grande perte causée par le vandalisme des Talibans, le site contient d'importants vestiges culturels et artistiques, notamment des peintures murales inestimables. Les participants à la réunion ont émis des recommandations sur la possibilité de continuation du programme de préservation dont la première phase, 2002 – 2004, a bénéficié de financements internationaux, et particulièrement d'une somme de 1 815 967 dollars du Gouvernement japonais.
La réunion a notamment rassemblé Norio Suzuki, Directeur général de l'Institut national de recherche pour les biens culturels du Japon ; Haron Amin, Ambassadeur d'Afghanistan au Japon ; Ghulam R. Yusufzai, ministre délégué de la Culture d'Afghanistan ; Abdul Khalid Khaleeq, Gouverneur adjoint de Bamiyan ; d'autres représentants du ministère afghan de l'Information et de la Culture, du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), de l'Institut national de recherche pour les biens culturels du Japon et de la Division du patrimoine culturel de l'UNESCO.
Le projet initié par l'UNESCO avec les autorités afghanes et japonaises a suivi une mission qui s'est déroulée sur le site juste après la chute des Talibans. Les experts ont noté que moins de 20 % des peintures murales de Bamiyan avaient survécu aux 22 années de guerre et que les parois et les niches qui abritaient les statues de Bouddha montraient des signes d'effondrement imminent. Au cours des deux dernières années, des mesures d'urgence ont été prises pour prévenir l'effondrement, pour restreindre l'accès des visiteurs aux 25 cavités des vallées de Bamiyan, Foladi et Kakrak contenant des peintures murales, toutes sur le site de Bamiyan. Grâce à un financement du gouvernement allemand, l'ICOMOS a été capable d'initier des mesures de conservation pour sauvegarder des fragments des deux statues de Bouddha pour des études futures. L'ICOMOS a pu utiliser la datation au Carbone 14 pour déterminer l'âge des deux bouddhas : le petit bouddha s'avère le plus ancien - 507 après J.C. contre 551 pour le grand bouddha. Comme dans toutes les datations au Carbone 14, la marge d'erreur est faible, environ 15 ans dans ce cas.
Les fragments des peintures murales qui étaient tombés des murs des grottes ont été ramassés et les fresques elles-mêmes ont été inventoriées et enregistrées. Le Professeur Kosaku Maeda, de l'Université Wako (Japon) a eu recours au Carbone 14 pour dater les peintures de 25 cavités, déterminant qu'elles ont été réalisées entre le Ve et le IXe siècles.
La Fondation allemande Messerschmitt a fourni gratuitement un échafaudage géant pour la consolidation d'urgence des parois et des niches. Il a été transporté à Bamiyan par l'armée allemande et la société italienne RODIO a réalisé la première phase de consolidation d'urgence des deux niches des statues de Bouddha. La société japonaise PASCO a préparé des relevés topographiques et une maquette en trois dimensions de Bamiyan et de ses environs.
L'Institut national de recherche pour les biens culturels du Japon a réalisé des sondages et des fouilles archéologiques de la vallée de Bamiyan et de ses environs pour déterminer les zones qui demandent à être protégées contre un peuplement, l'agriculture et des infrastructures intrusives. Il a formé du personnel du ministère afghan de l'Information et de la Culture pendant la durée de son travail qui a conduit à la préparation d'un maître plan préliminaire.
Les participants se sont mis d'accord sur la nécessité de poursuivre les actions entreprises pendant la première phase du projet, qui avait été surtout consacré à des actions d'urgence. Des mesures pour le plus long terme sont toujours nécessaires pour assurer la préservation dans la durée du site. Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a reconnu la valeur universelle exceptionnelle du site et l'a inscrit en 2003 sous le nom de paysage culturel et vestiges archéologiques de la Vallée de Bamiyan, sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le site témoigne des développements artistiques et religieux du Ier au XIIIe siècles qui caractérisent l'ancienne Bakhtria, intégrant des influences culturelles variées dans l'école de Gandhara de l'art bouddhiste. La zone contient de nombreux ensembles monastiques et des sanctuaires bouddhistes, ainsi que des édifices fortifiés de la période islamique.
Ce type de destruction s’est malheureusement perpetué dans la région : en 2007, une statue du bouddha a également été endommagée au Pakistan (région de Janabad, au riche héritage bouddhiste). Elle date du 7e siècle et mesure 7 mètres.